Les perspectives pour les introductions en bourse en 2012 devraient s’améliorer après une fin d’année morose

PwC publie les résultats de l’étude « IPO Watch Europe» pour le quatrième trimestre 2011

Le marché européen des introductions en bourse (IPO) a connu un quatrième trimestre difficile, mettant fin à une année éprouvante. Selon la dernière étude IPO Watch Europe de PwC, couvrant le dernier trimestre 2011, 78 IPO ont levé seulement 866 millions €, soit une baisse en valeur de 81% comparativement au troisième trimestre 2011, ou encore une baisse de 83% en glissement annuel.

Londres a dominé l’activité lors de ce quatrième trimestre en demi-teinte, en levant 800 millions €, soit 92% du total des IPO européennes en valeur, avec notamment l’introduction en bourse de Polymetal. Celle-ci a mobilisé 421 millions €, soit 49% du total des fonds levés en Europe. Les sociétés se sont montrées indécises quant au moment propice à la réalisation de leurs introductions en bourse en raison des conditions de marché détériorées.  Bien que les sociétés cherchent encore à lever des fonds, la volatilité continue de déstabiliser les investisseurs potentiels, dans un marché déjà fragile.

En dépit d’un second semestre 2011 plutôt terne, les IPO européennes de l’année ont mobilisé 26,5 milliards €, soit un montant comparable à celui de 2010. Le nombre d’IPO s’est accru de 13 % et a été porté à 430. Londres a ainsi généré 14,6 milliards €, soit plus de la moitié des fonds levés, bien qu’elle n’ait accueilli qu’un quart des opérations européennes. Les quinze plus grandes opérations ont levé 20 milliards €, soit 75% de la valeur totale des IPO européennes en 2011 dont les IPO de Glencore, Vallares, et Justice à Londres et de Bankia et Dia en Espagne, qui ont représenté à elles seules 14,6 milliards €.

« Après l’été 2011, les marchés n’ont pas connu l’impulsion espérée en raison de la conjoncture économique toujours incertaine en Europe et plus particulièrement dans la Zone euro,
déclare Jean-Denis Henrotte, directeur au sein du département Capital Markets de PwC Luxembourg. Sur l’ensemble de l’année, Londres est restée en tête du marché européen des IPO grâce aux IPO de sociétés internationales et du secteur des ressources naturelles qui ont pallié la faiblesse du marché local. »

Hong Kong a connu une chute de 43 % des fonds levés, bien qu’elle ait réussi à attirer au cours de l’année les IPO de plusieurs groupes internationaux de l’industrie du luxe, tels que Prada. Aux États-Unis, le retour durant le premier semestre 2011 d’un nombre élevé d’opérations de plus grande envergure dont l’IPO colossale de General Motors a permis de lever 25,6 milliards € en 2011, soit une diminution de 13,4 % comparativement à 2010.

Quant aux perspectives pour 2012, PwC prévoit une reprise pour les bourses européennes même si  cette embellie  pourrait cependant ne pas se matérialiser avant le deuxième trimestre de l’année. Un grand nombre de sociétés sont par ailleurs prêtes à saisir des opportunités si elles venaient à se présenter dans de bonnes conditions de marché.

« Les sociétés envisageant une IPO en 2012 doivent se préparer et se positionner afin d’être prêtes à saisir une opportunité dès qu’elle se présentera, ajoute Philippe Piérard, associé responsable du département Capital Markets de PwC Luxembourg. La date exacte à laquelle les marchés reprendront reste incertaine. Les sociétés devront donc faire preuve de prévoyance et d’anticipation afin de pouvoir bénéficier des opportunités qui se présenteront en 2012. »

Les perspectives pour 2012 s’articuleront autour d’une accalmie tant de l’instabilité et que de la volatilité des marchés qui ont sévi en 2011. Ces niveaux de volatilité ont rendu une évaluation correcte du prix d’émission des transactions plus difficile et ont repoussé les investisseurs, tandis que les fluctuations des indices boursiers ont dissuadé les candidats potentiels à une IPO d’aller de l’avant.

 


Notes à l'éditeur:

  1. L’étude « IPO Watch Europe» analyse chaque trimestre les introductions en bourse sur les principaux marchés et segments de marchés en Europe (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Suède et Suisse). Les mouvements entre segments de marché d’une même bourse et les offres de type « greenshoe » (rallonge) sont exclus. Cette étude, qui a été menée entre le 1er octobre et le 31 décembre 2011, analyse les introductions en bourse d'après leur date d'admission à la cote. Toutes les données de marché proviennent des bourses elles-mêmes ; PricewaterhouseCoopers n’a pas procédé à une vérification indépendante de ces données.
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