11ème PwC Banking Day : le Luxembourg a une carte à jouer

Luxembourg – 2 décembre 2010 - La 11ème édition du PwC Banking Day, organisée ce jeudi 2 décembre à la Chambre de Commerce du Luxembourg, a réuni plus de 200 représentants des institutions financières luxembourgeoises. Ce rendez-vous annuel permet d’échanger les points de vue sur l’avenir et les opportunités à saisir pour la place. Le futur de la place financière, en particulier de la banque privée et de la gestion patrimoniale, a été au centre des discussions. Le Luxembourg a en effet une carte à jouer pour renforcer durablement sa position de premier plan.

Monsieur Luc Frieden, ministre des Finances, a ouvert la séance avec une intervention teintée des suites de la crise financière mondiale et de ses répercussions en Europe. «L’industrie bancaire et le secteur financier doivent continuer à représenter une part importante de l’économie luxembourgeoise à l’avenir a déclaré M. Frieden. Le Gouvernement entend quant à lui assumer ses responsabilités afin de parvenir à cet objectif en mettant en place les outils nécessaires à l’attraction de nouvelles entités, mais aussi des dirigeants dont le pays aura besoin pour offrir de nouveaux services de haute qualité. » En outre, le Ministre a souligné que, au-delà du potentiel des marchés voisins, le Luxembourg dispose d’atouts à mettre en avant dans les marchés émergents. Les efforts de promotion de la place doivent donc être soutenus pour positionner durablement le Luxembourg sur la carte mondiale des centres financiers de référence.

Suite à l’allocution de M. Frieden, M. Philippe d’Arvisenet, Directeur des études économiques de BNP Paribas, est revenu sur un sujet éminemment actuel : la crise de la dette au sein de la zone euro. Au-delà des difficultés conjoncturelles, M. d’Arvisenet s’est montré pragmatique et optimiste en appelant d’une part à prendre du recul pour analyser l’actualité et d’autre part en soulignant les avantages d’une monnaie unique pour le développement des économies de la zone euro.

Un panel composé d’experts représentant les différents modèles d’affaires bancaires établis au Luxembourg ont évoqué les initiatives en cours afin de repositionner la banque privée et la gestion de patrimoine. Ce panel était composé de : Steen Foldberg, Managing Director, Merrill Lynch Luxembourg ; Carlo Friob, Chef de Produit & Services et Responsable des Services de Mandats Discrétionnaires, BGL BNP Paribas ; Charles Hamer, Chief Executive Officer, Crédit Agricole Luxembourg ; Jacques Peters, Chief Executive Officer, KBL European Private Bankers ; Yves Stein, Managing Director, Union Bancaire Privée, UBP et Michel Guilluy, Associé, PwC Luxembourg. Si d’aucuns s’accordent pour dire que le secteur au Luxembourg comptera probablement moins d’entités dans les prochaines années, celles-ci offriront cependant de nouveaux services, personnalisés et axés prioritairement sur l’excellence, à l’attention d’une clientèle différente. Le segment des entrepreneurs a été mentionné par plusieurs intervenants comme cible prioritaire, notamment car il semble le plus approprié pour la mise en œuvre de l’ingénierie fiscale luxembourgeoise. Si les efforts de développement de la clientèle onshore ont été reconnus, ceux-ci doivent être poursuivis et ils nécessiteront le recrutement de nombreux experts patrimoniaux étrangers, ainsi que la mise en place de formations ad hoc.

Dans son intervention, M. Jean Guill, Directeur Général de la Commission de Surveillance du Secteur Financier, a rappelé, dans un contexte marqué par l’accentuation de la supervision supranationale, que le régulateur luxembourgeois demeure un partenaire à part entière des acteurs de l’industrie bancaire et du secteur financier en général. M. Guill a souligné la réactivité de Luxembourg à transposer des directives européennes comme UCITS IV dont le vote devrait intervenir avant Noël, selon les propos de Luc Frieden tenus auparavant. M. Guill a également confirmé l’engagement de la CSFF à supporter les efforts d’innovation en accompagnant la création de nouveaux produits financiers en les dotant d’un encadrement réglementaire propice à leur succès.

Les interactions durant l’événement nous ont permis de constater que le secteur financier luxembourgeois fait preuve d’unité et de dynamisme pour relever les défis de son évolution, déclare Rima Adas, Banking Leader chez PwC Luxembourg. Ces enjeux portent sur l’ensemble de la chaîne de valeur bancaire, depuis l’organisation jusqu’aux opérations en passant par la réglementation et les systèmes informatiques. Ces problématiques de natures diverses nécessitent une approche transversale.»

C’est dans cette optique que PwC Luxembourg poursuivra son soutien au secteur financier luxembourgeois et en particulier au Private Banking en proposant une approche multidisciplinaire afin d’aborder les challenges de ses clients dans leur globalité.

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Minister of Finance Luc Frieden opened the discussions

Minister of Finance Luc Frieden opened the discussions

Minister Luc Frieden explaining his view about the future of the financial sector

Minister Luc Frieden explaining his view about the future of the financial sector

Didier Mouget, Managing Partner and Rima Adas, Banking Leader at PwC Luxembourg with Minister Frieden

Didier Mouget, Managing Partner and Rima Adas, Banking Leader at PwC Luxembourg with Minister Frieden

200 representatives of the financial sector joined the event

200 representatives of the financial sector joined the event

   



Notes à l’éditeur:

  1. PwC Luxembourg (www.pwc.com/lu) emploie près de 2000 spécialistes originaires de 53 pays différents. PwC est un prestataire de services d’audit, de conseil fiscal et de conseil en gestion, privilégiant une approche sectorielle afin de contribuer à la création de valeur ajoutée pour ses clients. Au sein du réseau PwC, plus de 161 000 personnes dans 154 pays partagent leurs réflexions, expériences et solutions afin de développer des initiatives novatrices et des conseils pratiques.
  2. « PwC » est la marque sous laquelle les sociétés membres de PricewaterhouseCoopers International Limited (PwCIL) opèrent et fournissent des services. Ensemble, elles constituent le réseau PwC, au sein duquel chaque entité est juridiquement autonome et n'agit pas en qualité d'agent de PwCIL ni d'aucune autre entité membre. Les services fournis aux clients sont délivrés par les entités membres et non par PwCIL qui ne peut être tenue responsable des actes et omissions de ses membres. PwCIL n’a pas la capacité juridique de contrôler l'exercice professionnel de ses membres ni d'engager l’un de ses membres d'une quelconque façon.
  3. PwC a changé son nom, de PricewaterhouseCoopers à PwC. « PwC » se rédige au sein d’un texte avec un « P » et un « C »majuscules. Le nom « PwC » apparaît en lettres entièrement minuscules uniquement en cas d’usage du logo.