Le secteur de la gestion de patrimoine doit miser sur le service
Communiqué de presse, 29 juin 2009
Le secteur de la gestion de patrimoine doit miser sur le service
Les résultats de la neuvième édition de l'étude menée par PricewaterhouseCoopers “Global Private Banking/Wealth Management Survey 2009” marquent le retour à la banque privée dite “classique” : conseil, confiance et orientation client.
L’enquête internationale, à laquelle ont participé les dirigeants de 238 organisations dans 40 pays, actives dans le secteur de la banque privée et de la gestion de fortune, dévoile les dernières évolutions du métier de la banque privée. Face aux nouvelles conditions de marché avec des gouvernements impliqués sur la scène financière et une réglementation de plus en plus tournée vers la protection des investisseurs, les banques ont engagé des efforts importants.
Conscients de la nécessité d’accroître leur efficacité et d’améliorer leur service, les gestionnaires de fortune et les banques privées s’orientent vers des modèles de services adaptés aux différents segments de clientèle. « Améliorer le service signifie pour la banque privée accompagner le client dans la gestion de l’épargne, la gestion des investissements ainsi que la préservation et la transmission du patrimoine, précise Gian Marco Magrini, Associé PwC Luxembourg.Il est crucial pour le Luxembourg de développer des modèles de services différenciés selon la nature du client ».
Au niveau des ressources qui accompagnent le client, on anticipe également des changements profonds à deux niveaux. D’une part au niveau de la capacité de conseil, car la qualité des services s’impose comme un critère de différenciation clé ; d’autre part au niveau de l’alignement des structures de rémunération, afin de rendre compte de la nécessité de bâtir une relation profitable et durable avec le client.
« Du côté luxembourgeois, qui a contribué à hauteur de 35 participants, l’échantillon est significatif du paysage local et comprend différents « business models », ce qui conforte l’analyse, explique Etienne Hirsch, Directeur chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg.Si les données luxembourgeoises suivent les tendances globales, le Grand-Duché semble toutefois tirer son épingle du jeu. »
Malgré un contexte tumultueux, l’étude souligne qu’il y a eu moins de pertes d’actifs sous gestion au Luxembourg en 2008 (baisse de 13% contre baisse de 20% en moyenne au niveau mondial) et que les perspectives de croissance de ces actifs pour les deux prochaines années restent en ligne avec celles attendues mondialement. En revanche, la question de la rétention des clients préoccupe une grande majorité des banquiers luxembourgeois, notamment pour les clients ayant un patrimoine inférieur à un million d’euros.
La répartition des clients au Luxembourg reste elle conforme à la pyramide des actifs observée traditionnellement en banque privée. Spécificité locale : la prédominance des entrepreneurs, qui représentent 36% des clients et constituent le segment en plus forte progression pour les deux prochaines années. « C’est un message très encourageant qui rend compte de la volonté des banquiers privés luxembourgeois d’attirer et de proposer des solutions patrimoniales adaptées aux besoins diversifiés de cette clientèle », ajoute Gian Marco Magrini. Incidemment, 71% des participants luxembourgeois s’accordent sur l’importance prépondérante des solutions d’ingénierie patrimoniale à l’avenir qui est aussi une spécificité à haute valeur ajoutée des banquiers privés locaux.
A l’instar de l’échantillon mondial, les banquiers luxembourgeois confirment que l’acquisition et la rétention de clients constitue la première priorité. Cependant, s’ils partagent le point de vue que la connaissance du client est fondamentale, ils ne sont que 9% à mettre en œuvre de véritables modèles de services calibrés en fonction des besoins des différents segments de clientèle. Par ailleurs, l’étude souligne un certain manque de pro-activité des banquiers privés luxembourgeois à développer leur fonds de commerce par leurs propres actions, indépendamment des effets de marché.
Au-delà, les perspectives d’évolution semblent intéressantes pour le Luxembourg avec une demande croissante pour des services spécifiques en matière de gestion patrimoniale. Le Grand-Duché apparaît bien positionné et doté de sérieux atouts tels une clientèle diversifiée, une gamme de produits et services large, une réelle capacité d’innovation et des coûts de production maîtrisés. « Le Luxembourg doit mettre en valeur ce en quoi il se distingue en matière de banque privée internationale et sa complémentarité par rapport aux centres de banque privée domestiques », conclut Etienne Hirsch.
L’enquête Global Private Banking/Wealth Management Survey 2009 est disponible sur www.pwc.com/lu