Les entreprises disposent à l’heure actuelle d’outils pour évaluer le niveau de satisfaction de leurs salariés vis-à-vis de leur travail et de l’entreprise qui les emploie. Une étude récente menée par PricewaterhouseCoopers démontre qu’une telle évaluation permet aux entreprises de se développer, d’intensifier l’engagement de leur personnel et d’accroître leur performance.
La relation de plus en plus évidente entre le niveau d’engagement des employés et la performance d’une entreprise pousse de plus en plus de CEO du monde entier à se pencher sur la question des indicateurs et des mesures de l’implication personnelle.
Ces éléments sont, par ailleurs, des atouts clés pour renforcer la réputation d’entreprise socialement responsable ou encore améliorer la rétention du personnel dans des marchés en rapide mutation où la rotation est surtout due à un marché de l’emploi en pleine activité.
Dans un environnement économique changeant et incertain, ces mesures sont plus pertinentes que jamais. Les niveaux d’engagement commencent même à être perçus par certains investisseurs comme des indicateurs importants de la santé financière et de la durabilité d’une entreprise dans son ensemble.
L’étude explique comment les entreprises peuvent déterminer les niveaux d’engagement de leurs employés en croisant différentes données comme le taux de démission, l’absentéisme, le comportement des employés, le nombre d’heures de formation, les performances selon le salaire et les sujets de litiges entre employé et employeur. Les résultats peuvent s’échelonner des plus hauts niveaux d’engagement - qui engendrent des comportements positifs tels que la flexibilité ou l’innovation - aux plus bas avec des expériences négatives comme des démissions, des absences, des abus de biens, des vols, des mouvements d’opposition voire même du sabotage.
L’étude ‘Managing People in a Changing World’, publiée tous les deux ans, a été rendue possible grâce à la base de données en ressources humaines de PricewaterhouseCoopers, dénommée Saratoga. La publication s’intéresse également à d’autres éléments RH, comme les performances financières, la productivité, la délocalisation, le leadership, l’innovation, la gestion des talents, la diversité, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle et le concept grandissant de bien-être sur le lieu de travail.
« Les chefs d’entreprise reconnaissent de plus en plus l’intérêt de choisir la bonne politique de gestion des ressources humaines, ainsi nous assistons à une demande accrue pour des mesures fondées sur des facteurs humains. Les entreprises peuvent désormais déterminer leur performance dans des domaines qui auparavant ne pouvaient être évalués, comme la planification des successions, l’innovation et la gestion des talents et, par ailleurs, disposer de mesures plus basiques tels que le retour sur investissement par employé en vue de déterminer la performance globale de l’entreprise. »
L’étude présente aussi une nouvelle forme d’outsourcing de plus en plus utilisée, le Knowledge Process Offshoring (KPO), via lequel les services liés à la connaissance ou des fonctions telles que la recherche, les ventes ou le marketing, sont opérés à partir d’autres pays. Au niveau mondial, le marché KPO devrait atteindre 16,7 milliards de dollars d’ici 2010-2011, entraînant un taux de croissance annuel de 39% et l’embauche de quelque 390.000 professionnels d’ici 2011. Dans ces domaines, des pays tels que l’Inde, la Chine, la Russie, la Pologne, la Hongrie et les anciennes républiques de l’Union Soviétique proposent un niveau de compétences élevé pour un prix relativement bas, très compétitif par rapport aux pays occidentaux qui manquent de compétences dans ce domaine.
De plus, l’étude insiste sur un autre développement récent relatif à la gestion des talents. Au traditionnel intérêt pour les « hauts potentiels » et les « valeurs montantes », vient s’ajouter celui pour les « employés pivots ». Il s’agit de personnes pouvant créer de la valeur et être déterminants dans le succès d’une entreprise. Ces « employés pivots », qui peuvent aller de la réceptionniste au directeur des ventes, sont des personnes clés en termes d’impact sur l’évaluation du succès d’une entreprise et de sa durabilité.
Notes à l’éditeur :
PricewaterhouseCoopers Luxembourg ( www.pwc.com/lu ) rassemble près de 1600 spécialistes originaires de 35 pays différents. PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) est un prestataire de services de révision, d’assistance fiscale et de conseil privilégiant une approche sectorielle. PricewaterhouseCoopers établit des rapports de confiance et contribue à la création de valeur ajoutée pour ses clients et leurs partenaires. Au sein de notre réseau, plus de 146 000 personnes dans 150 pays partagent leurs réflexions, expériences et solutions afin de participer à la mise au point d’options novatrices et de conseils pratiques.
"PricewaterhouseCoopers" désigne le réseau des sociétés membres de PricewaterhouseCoopers International Limited, chacune d’elles constituant une entité juridique autonome et indépendante.