Les CEO confrontés au manque de talents

Une étude mondiale menée par PricewaterhouseCoopers auprès des CEO montre que 89% d’entre eux estiment que l’une de leurs priorités est de gérer les enjeux liés à la gestion de leur personnel.

Cette étude montre à quel point ces problèmes sont considérés par les CEO comme des obstacles au bon déroulement de leurs stratégies commerciales. Quelque 50% des 1150 CEO interrogés pensent que le manque d’engagement ou de motivation des cadres moyens envers le changement est un frein au progrès. Une même proportion se plaint du manque de compétences adéquates et d’expérience en la matière chez les managers expérimentés. Le manque de collaboration entre les différentes fonctions est ressenti de manière plus critique en Amérique du Nord alors qu’en Europe occidentale, c’est le manque de communication efficace sur les bienfaits du changement qui est pointé du doigt.

Seuls 43% des CEO pensent que leur département des ressources humaines est suffisamment équipé pour appréhender les changements nécessaires à la guerre des talents. Une proportion bien plus importante de directeurs, installés dans la région Asie-Pacifique, pensent que leur organisation devrait modifier sa façon de recruter, de motiver et de contribuer au développement de ses employés.

Quant au recrutement, les personnes les plus difficiles à trouver au niveau mondial sont celles qui combinent expertises technique et commerciale, suivies par celles ayant une expérience internationale, des compétences de leadership, un esprit créatif et la faculté de gérer les risques.

Les différences entre les régions sont très marquées. En Asie-Pacifique, les personnes les plus difficiles à recruter sont celles qui possèdent un esprit critique, qui s’adaptent facilement au changement et qui savent faire preuve de créativité et d’innovation. Pour les chefs d’entreprise d’Europe centrale et de l’Est, il est plus difficile de recruter des personnes capables de gérer et d’anticiper les risques et celles ayant une expérience internationale, problème que rencontrent aussi les CEO d’Amérique latine.

« Les économies, quel que soit leur développement, font face à une pénurie de compétences dans différents domaines. Dans les économies en pleine expansion comme la Chine ou l’Inde, nous nous attendons à une importante demande de compétences en gestion étant donné que ces marchés passent d’une industrie manufacturière à une économie plus orientée sur les services. »

Les grandes entreprises (avec un capital de plus de 10 milliards de dollars) estiment qu’il devient de plus en plus difficile d’aborder les différences interculturelles et de recruter des personnes à l’esprit créatif.
Les CEO pensent que la première solution pour s’attaquer aux écarts de compétences et aux pénuries de talents reste l’investissement en formation et en développement. Les grandes entreprises américaines sont les plus nombreuses à penser qu’une autre solution possible dans ce domaine serait de recruter des talents aux profils plus diversifiés. En Asie-Pacifique, la sous-traitance est toujours perçue comme une bonne solution, de même que les fusions, acquisitions et les procédures d’automatisation de la main-d’œuvre.

Les CEO d’Amérique du Nord sont les plus nombreux à penser qu’il est bon de consacrer du temps aux programmes de recrutement (85%) mais ils admettent également lutter, plus que n’importe quelle autre région mondiale, contre les politiques internes. Une énorme proportion, 62%, mentionne les politiques internes comme une entrave au changement, comparé à une moyenne globale de 32%.

Les résultats complets de cette enquête « 11th Annual Global CEO Survey » sont disponibles sur Internet : www.pwc.com/ceosurvey


Notes à l’éditeur :

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