Le Luxembourg améliore sa position fiscale au niveau mondial

Le Luxembourg améliore sa position fiscale au niveau mondial

Le Grand-Duché de Luxembourg améliore sa performance fiscale selon l’étude « Paying Taxes 2009-The global picture » éditée par la Banque mondiale, la Société financière internationale et PricewaterhouseCoopers. Sur 181 pays comparés, le pays passe en effet du 17 ème au 14 ème rang.

La troisième édition de « Paying Taxes-The Global picture » a été réalisée dans 181 pays par PricewaterhouseCoopers en partenariat avec la Banque mondiale et la Société financière internationale.
Cette enquête a pour objectif de dresser un état des lieux mondial de la fiscalité appliquée aux entreprises et d’apprécier son influence sur l’activité économique d’un pays.
Il en ressort qu’un très grand nombre d’autorités fiscales à travers le monde ont mis en chantier des réformes importantes des systèmes fiscaux se traduisant par des réductions d’impôt, la rationalisation des procédures administratives et la modernisation des systèmes de recouvrement. Après avoir été intégré au classement l’année dernière, le Luxembourg enregistre une nouvelle progression en figurant désormais à la 14 ème place mondiale en matière d’attractivité fiscale pour les entreprises.

Une réforme importante des systèmes fiscaux à travers le monde

L’étude met en exergue la simplification des paiements des impôts dans trente-six pays.
Cette année, c’est la République Dominicaine qui arrive en tête du classement des réformateurs, suivie par la Malaisie. Les réformes les plus fréquentes concernent la réduction de l’imposition sur le bénéfice des entreprises (21 pays concernés), le développement des déclarations électroniques et la simplification des systèmes de paiement (12 pays concernés).
Huit pays ont également réduit le nombre des impôts à la charge des entreprises.

Rita Ramalho, économiste de la Banque mondiale - Société financière internationale, indique : « Les États s’efforcent de simplifier leurs systèmes fiscaux et de réduire le poids des impôts pesant sur les entreprises. Depuis 2004, le taux d’imposition global a diminué de 3 pour cent en moyenne, et les délais nécessaires pour accomplir les obligations fiscales ont été réduits de 5 pour cent. Cet effort de réforme pourrait avoir pour effet une augmentation de la base imposable et, par suite, des recettes fiscales ». En moyenne, l’impôt sur les sociétés ne représente que 13 pour cent des recettes fiscales
de l’Etat, 26 pour cent du temps nécessaire à la souscription des déclarations et 37 pour cent de la pression fiscale (coût de l’impôt rapporté à la société considérée).

Quatre pays de l’Union européenne figurent parmi les 20 premiers en ce qui concerne la procédure de paiement des impôts: l’Irlande (6), le Danemark (13), le Grand-Duché de Luxembourg (14) et le Royaume-Uni (16). À l’opposé, l’Italie (128), la Pologne (142) et la Roumanie (146) sont dotés des systèmes les plus complexes de l’UE. Concernant les facilités de paiement des impôts,
le Grand-Duché de Luxembourg se classe 3 ème au rang des pays européens, derrière l’Irlande et le Danemark.

« Ce rapport met en exergue la nécessité pour les entreprises de faire part de la totalité des impôts auxquels elles sont soumises et non pas du seul impôt sur les revenus
explique Wim Piot, Tax Leader, PricewaterhouseCoopers Luxembourg . Des informations complètes sur les impôts payés et sur les coûts engendrés par le respect
des obligations fiscales sont indispensables à une meilleure compréhension de la façon dont la fiscalité affecte le monde économique.
Cela permettra aux Etats d’avoir une vue d’ensemble de tous les impôts avant d’envisager des réformes. »

La brochure est disponible en version anglaise sur le site Internet www.pwc.com/lu