Les enjeux d’un métier en pleine évolution


Paperjam.lu, 24 novembre 2016

À l’heure où le besoin de compétences nouvelles se fait de plus en plus ressentir, quelle est la place que donnent les entreprises luxembourgeoises à la gestion de leurs ressources humaines? C’est à cette question que tente de répondre une étude de PwC Luxembourg, dont Paperjam vous livre les principaux résultats.

Trente sociétés allant de moins de 50 personnes à plus de 1.500 personnes ont été interrogées pour cette enquête, baptisée «Les défis de la fonction RH au Luxembourg». Près de la moitié est issue du secteur financier. Pour le reste, l’éventail a été le plus large possible pour tenter de mettre en relief les tendances luxembourgeoises liées à la gestion du personnel.

Un partenaire toujours plus stratégique

Ainsi, 36% des entreprises interrogées estiment que le secteur des ressources humaines est censé accompagner les transformations de l’entreprise, et plus de 80% disent avoir impliqué le service RH dans les projets stratégiques, à différents degrés d’importance.

Le développement des collaborateurs est vu comme une mission première (39%) de la fonction RH, suivi de la gestion des effectifs et de la masse salariale (30%) et de la fidélisation et du développement des collaborateurs (24%).

64% des départs sont liés à un manque de perspectives d’évolution et à un encadrement managérial défaillant.

Cette tendance se vérifie dans l’intérêt que portent les entreprises à leurs employés. 67% disent mesurer régulièrement l’engagement et la satisfaction de leurs collaborateurs. Par ailleurs, 64% des répondants estiment que les raisons les plus fréquentes de départ d’un collaborateur sont liées à un manque de perspectives d’évolution et à un encadrement managérial défaillant. Pour 72% des entreprises, la solution pour freiner ce phénomène est le renforcement de l’autonomie et l’élargissement des responsabilités.

Prendre soin de ses employés

L’étude de PwC révèle par ailleurs que les entreprises montrent un intérêt toujours croissant pour faire évoluer leurs salariés. Le développement de la compétence managériale est une priorité pour 67% d’entre elles et celui de la compétence comportementale pour 48%. Une stratégie qui semble fonctionner, car deux tiers des sondés disent n’avoir eu aucune difficulté pour retenir leurs talents en 2015.

Au contraire, plus de la moitié (52%) prévoit une hausse des effectifs en 2016, tout particulièrement dans le secteur financier. Quels genres de profils sont recherchés? L’étude ne le spécifie pas. En revanche, 96% des entreprises estiment qu’il est difficile d’accéder à des compétences rares. En ce sens, c’est la formation (96%) qui est considérée comme la manière la plus courante pour accueillir de nouvelles compétences, plus que les recrutements extérieurs (67%).

96% des entreprises estiment qu’il est difficile d’accéder à des compétences rares.

La vague digitale a touché la très grande majorité des entreprises impliquées dans cette étude, puisque seulement 15% d’entre elles ne disposent pas de SIRH (système d’information de gestion des ressources humaines), alors que plus de la moitié des entreprises (58%) a fait le pas de l’externalisation du processus de paie.
 

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